vendredi 1 janvier 2010
Meilleurs voeux !
En cette nouvelle année, je présente à tous mes amis, collègues, élèves, ou anonymes, mes meilleurs voeux de bonheur et de réussite. Que cette année soit faste et nous permette d'effacer nos rancoeurs et nos doutes. Soyons heureux ensemble !
mardi 29 décembre 2009
Saint Martin, le Diable et le Pont d'Yeu
Depuis le Pays de Mont, lorsque le promeneur scrute le large en direction de l'Île d'Yeu, il découvre à marée basse, une mince bande de récifs que les Vendéens appellent le "Pont d'Yeu". A l'origine de cette appellation, une légende, celle d'un pari entre Saint Martin et le Diable :
il y a bien longtemps Saint Martin qui se trouvait en Pays se Mont se morfondait de ne pouvoir évangéliser les habitants de l'Île d'Yeu sans mouiller sa soutane. Son devoir apostolique le poussait pourtant à parvenir par quelque moyen que ce fût en l'île. C'est alors que le Diable lui apparut pour conclure un marché : il construirait un passage reliant à pied sec l'île, à condition d'avoir en retour l'âme du premier passant. Saint Martin après quelques hésitations accepta, non sans ruse, l'offre du Diable : mais il ajouta au pacte une condition : le pont se devait d'être édifié en une seule nuit, avant le prochain lever du Soleil. Une armée d'êtres maléfiques se mit alors au travail, lançant dans l'eau, des quatre coins du continent, des massifs rocheux. Satan lui-même se mit au travail, pensant ainsi faire avancer l'ouvrage. Parti chercher des pierres, il croisa le regard d'un couple d'amoureux cachés dans les bois de Soullans. Effrayé le jeune homme se signa implorant Dieu de le pardonner d'avoir ainsi entraîné sa belle. Le Diable, en rage devant le geste du jeune homme, laissa tomber un bloc qui s'enfonça dans la lande. Baptisé le Menhir de la Pierre Levée, il fait aujourd'hui la fierté des habitants de Soullans. Devant son manque d'efficacité, le Diable décida d'user de sa ruse : Prolonger la nuit, retarder le levé du Soleil lui permettrait de l'emporter sur Saint Martin. En hâte Satan courut chercher celui par qui le temps passe et tourne : un vilain coq de basse-cour. Muni d'une fiole, il enivra le gallinacé afin de le faire taire le plus longtemps possible. L'effet fut inverse : le coq sortit brusquement de son sommeil et poussa un cri. L'armée satanique, surprise en plein travail laissa tomber çà et là des roches de toutes tailles et de toutes formes. Au petit matin Martin constata l'œuvre inachevée et se réjouit de la défaite du Cornu. Le Diable pourtant estimant son ouvrage achevé réclama son dû. Saint Martin déposa alors sur le promontoire inachevé un chat et fit courir à ses trousses un chien. C'est ainsi que Satan compta parmi ses troupes un félin de plus. De cette histoire sont restés, témoins à jamais, la Roche de la Patte du Diable à Noirmoutier, la Roche au Chat et la Pierre Levée à Soullans, les rochers de Sion.
Retrouvez cette légende en version intégrale et beaucoup d'autres dans le passionnant livre de Cécile Ménard : Contes et Légendes de Vendée.

il y a bien longtemps Saint Martin qui se trouvait en Pays se Mont se morfondait de ne pouvoir évangéliser les habitants de l'Île d'Yeu sans mouiller sa soutane. Son devoir apostolique le poussait pourtant à parvenir par quelque moyen que ce fût en l'île. C'est alors que le Diable lui apparut pour conclure un marché : il construirait un passage reliant à pied sec l'île, à condition d'avoir en retour l'âme du premier passant. Saint Martin après quelques hésitations accepta, non sans ruse, l'offre du Diable : mais il ajouta au pacte une condition : le pont se devait d'être édifié en une seule nuit, avant le prochain lever du Soleil. Une armée d'êtres maléfiques se mit alors au travail, lançant dans l'eau, des quatre coins du continent, des massifs rocheux. Satan lui-même se mit au travail, pensant ainsi faire avancer l'ouvrage. Parti chercher des pierres, il croisa le regard d'un couple d'amoureux cachés dans les bois de Soullans. Effrayé le jeune homme se signa implorant Dieu de le pardonner d'avoir ainsi entraîné sa belle. Le Diable, en rage devant le geste du jeune homme, laissa tomber un bloc qui s'enfonça dans la lande. Baptisé le Menhir de la Pierre Levée, il fait aujourd'hui la fierté des habitants de Soullans. Devant son manque d'efficacité, le Diable décida d'user de sa ruse : Prolonger la nuit, retarder le levé du Soleil lui permettrait de l'emporter sur Saint Martin. En hâte Satan courut chercher celui par qui le temps passe et tourne : un vilain coq de basse-cour. Muni d'une fiole, il enivra le gallinacé afin de le faire taire le plus longtemps possible. L'effet fut inverse : le coq sortit brusquement de son sommeil et poussa un cri. L'armée satanique, surprise en plein travail laissa tomber çà et là des roches de toutes tailles et de toutes formes. Au petit matin Martin constata l'œuvre inachevée et se réjouit de la défaite du Cornu. Le Diable pourtant estimant son ouvrage achevé réclama son dû. Saint Martin déposa alors sur le promontoire inachevé un chat et fit courir à ses trousses un chien. C'est ainsi que Satan compta parmi ses troupes un félin de plus. De cette histoire sont restés, témoins à jamais, la Roche de la Patte du Diable à Noirmoutier, la Roche au Chat et la Pierre Levée à Soullans, les rochers de Sion.
Retrouvez cette légende en version intégrale et beaucoup d'autres dans le passionnant livre de Cécile Ménard : Contes et Légendes de Vendée.
L'ODP au Collège de l'Anglée, c'est fun !
Une petite BD pour l'Option Découverte Professionnelle au Collège de l'Anglée de Ste HERMINE, dont j'assume la charge avec mon ami Pascal GERBAUD. Cette BD a été réalisée avec le service gratuit Birds Dessinés.fr


vendredi 25 décembre 2009
mercredi 23 décembre 2009
Pourquoi la Virée de Galerne ?
Une question souvent posée par mes élèves, et à laquelle je réponds en citant mon ancien maître :
"C'est du 17 octobre 1793 que date l'épisode le plus énigmatique de l'épopée vendéenne. Ce jour-là les Vendéens ne subissent pas seulement la déroute qui fait basculer le cours de la guerre. Ces ruraux qui se battent pour ne pas quitter leur clocher des yeux, réalisent l'incroyable. Abandonnant le pays dont ils tirent leur force, ils franchissent la Loire... Contre toute attente, contre toute logique, en moins de trente-six heures, profitant des basses-eaux, 80 000 personnes, dont guère plus de la moitié de combattants effectifs, se sont lancés dans l'inconnu. Pourquoi un tel exode ? Même les meilleurs ouvrages consacrés à la Vendée continuent de refléter la gêne et souvent l'incohérence des historiens. Ils ne sont pas sans excuse, du fait que les héros de cette dramatique histoire ont eux-mêmes bien de la peine à expliquer leur geste. Les mémorialistes, en effet, avant trois types d'explications qui, bien que peu cohérentes entre elles, sont souvent juxtaposées. Fait particulièrement significatif du caractère mystérieux de l'épisode, ces trois interprétations balaient tout le champ des hypothèses possibles. Si comme le pense la marquise de La Rochejaquelein, qui a elle-même participé à cet exode, celui-ci a été imposé par la foule, ce ne peut être que sous l'effet de la panique. Mais alors comment expliquer qu'ont ait au préalable tenu à s'assurer d'un passage à Saint Florent ? Si, au contraire, ce geste est le fruit d'une décision prise par les généraux, dans le but de soulever la Bretagne ou de tendre la main aux Anglais, comment alors comprendre que l'un d'eux, La Rochejaquelein, ait voulu se faire tuer sur place plutôt que d'arracher à leur pays des paysans encombrés de femmes et d'enfants ? Et comment enfin quelques intrigants gravitant autour du Prince de Talmont auraient-ils peu imposer leurs conceptions ? L'énigme paraît insoluble."
"C'est du 17 octobre 1793 que date l'épisode le plus énigmatique de l'épopée vendéenne. Ce jour-là les Vendéens ne subissent pas seulement la déroute qui fait basculer le cours de la guerre. Ces ruraux qui se battent pour ne pas quitter leur clocher des yeux, réalisent l'incroyable. Abandonnant le pays dont ils tirent leur force, ils franchissent la Loire... Contre toute attente, contre toute logique, en moins de trente-six heures, profitant des basses-eaux, 80 000 personnes, dont guère plus de la moitié de combattants effectifs, se sont lancés dans l'inconnu. Pourquoi un tel exode ? Même les meilleurs ouvrages consacrés à la Vendée continuent de refléter la gêne et souvent l'incohérence des historiens. Ils ne sont pas sans excuse, du fait que les héros de cette dramatique histoire ont eux-mêmes bien de la peine à expliquer leur geste. Les mémorialistes, en effet, avant trois types d'explications qui, bien que peu cohérentes entre elles, sont souvent juxtaposées. Fait particulièrement significatif du caractère mystérieux de l'épisode, ces trois interprétations balaient tout le champ des hypothèses possibles. Si comme le pense la marquise de La Rochejaquelein, qui a elle-même participé à cet exode, celui-ci a été imposé par la foule, ce ne peut être que sous l'effet de la panique. Mais alors comment expliquer qu'ont ait au préalable tenu à s'assurer d'un passage à Saint Florent ? Si, au contraire, ce geste est le fruit d'une décision prise par les généraux, dans le but de soulever la Bretagne ou de tendre la main aux Anglais, comment alors comprendre que l'un d'eux, La Rochejaquelein, ait voulu se faire tuer sur place plutôt que d'arracher à leur pays des paysans encombrés de femmes et d'enfants ? Et comment enfin quelques intrigants gravitant autour du Prince de Talmont auraient-ils peu imposer leurs conceptions ? L'énigme paraît insoluble."
D'après A.GERARD ; La Vendée 1789-1793 ; Champ Vallon éd° ; 1992.
Cholet 1793 : les Guerres de Vendée vues pas H.de Turenne et D. Costelle.
Glanées sur Internet ces 6 vidéos d'un documentaire d'Henri de TURENNE et Daniel COSTELLE, tiré de la série "Les Grandes Batailles de l'Histoire", et réalisé au début des années 1980. On pourra regretter les propose quelques fois et caricaturaux ; mais on appréciera la participation éclairante de François FURET.
Volet 1
Volet 2
Volet 3
Volet 4
Volet 5
Volet 6
mardi 15 décembre 2009
samedi 12 décembre 2009
Aléatice

Une petit BD réalisée avec le site Stripgenerator, pour nous rappeler qu'il ne faut jamais se prendre au sérieux !
vendredi 11 décembre 2009
L'Odyssée selon les Simpsons
Sur une idée de Caroline JOUNEAU-SION, présidente des Clionautes, une petite vidéo que je présente à mes élèves à la veille des vacances. L'utilisation pédagogique proposée par Caroline est disponible ici : http://lewebpedagogique.com/hgecgerminal2008/2009/12/02/le-monde-grec-antique-chez-les-simpsons/
La vidéo a été enlevée du mon compte Dailymotion : vous pouvez toutefois la retrouver en cliquant ici : http://series-stream.110mb.com/simpson1314.htm
lundi 7 décembre 2009
Habiter les espaces à forte contraintes, une étude de cas sur l'île d'Yeu
Une très intéressante séance publiée sur le site de l'Académie de Nantes le mois dernier et portant sur l'île d'Yeu. La séance semble audacieuse, toutefois très intéressante. Une séance vendéenne à voir ici : http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/1254994206620/0/fiche___ressourcepedagogique/
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